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mercredi, 04 mars 2015

La fessée, vous avez dit fessée ?!

Un grand débat en France qui est déjà résolu dans d'autres pays depuis longtemps.

Certains Français expliquent à leurs enfants que c'est parce qu'ils les aiment qu'ils leur font subir la fessée, un châtiment corporel.

N'est-elle pas ce qui fait la différence entre le dressage et l'éducation, entre la recherche de la soumission ou de l'autonomie ? Dans les cirques, le dresseur ne donne pas de coups de cravache mais des friandises à leurs animaux. Curieux, non ?

En Suède où ils ont interdit les châtiments corporels il y a une trentaine d'années, ils ne savent plus quoi faire de leurs prisons qui se vident. Une spécialiste soutient qu'il y a un lien de cause à effet entre ces deux faits.  Qu'en pensez-vous ?

En revanche, il paraît que nous n'avons pas encore assez de prisons en France. Ou trop de délinquants peut-être, non ?

La fessée n'est-elle pas aussi une des causes de l'absence de dialogue social dans notre pays ?

J'arrête là car il ne faut pas exagérer quand même.

 

mardi, 24 février 2015

Des moeurs politiques normales en France ?

Tout à coup, tout le monde politique se rebelle contre l'évasion fiscale organisée par le Luxembourg au profit des multinationales. Rappelons que l'évasion fiscale est légale comme l'ancien premier ministre du Luxembourg le fait remarquer.

En France, je n'ai pas entendu grand monde dénoncer les cadeaux fiscaux faits au Qatar ni se poser des questions quand l'ex premier ministre qui avait signé ces accords a pour principaux clients les Qataris qui ont participé grandement à ses deux millions d'euros de revenu dès la première année de son activité d'avocat. Belle reconversion !

Il semble "normal" que le monde politique ait des liens privilégiés avec le Qatar car un ancien président français donne des conférences très lucratives là-bas ainsi qu' à des banques internationales "too big to fail" !

Pour le plaisir, cette video qui n'a pas pris une ride :

Le couple gagnant du futur pour l'énergie électrique : panneaux solaires + batterie ?

Le projet de Tesla devrait être dévoilé en détail dans les mois qui viennent.
Pour Elon Musk, les batteries de maison représentent une diversification capable de soutenir la croissance de Tesla dans les années qui viennent.

Depuis le début des années 90, les coupures d'électricité ont été multipliées par 8 et on estime en outre que d'ici 2020, 1 million de foyers américains auront besoin de mettre en place des solutions de stockage pour être correctement approvisionnés en électricité.

Aux Etats-Unis, qui font figure de précurseurs sur le sujet, une véritable bataille s'est engagée entre fabricants et installateurs de panneaux solaires et les fournisseurs d'électricité. Selon un rapport de Morgan Stanley datant de 2014, d'ici 2020, en Californie, l'électricité issue d'un système alliant solaire et batterie sera 2 fois moins chère que celle proposée par les fournisseurs...

Le rapport de Morgan Stanley va encore plus loin. Cette technologie alliant production individuelle, énergie renouvelable et stockage pourrait complètement bouleverser le marché de l'énergie, le faisant passer à un réseau où les sources de production d'énergie sont multipliées et où cette énergie est consommée très ponctuellement. De là à imaginer un monde dans lequel les fournisseurs d'électricité disparaîtraient complètement...

Nous n'en sommes pas encore là mais Elon Musk a parfaitement compris le potentiel de ce système de production/stockage. Au moment de l'annonce des capacités de la gigantesque usine de batteries de Tesla (soit à terme 500 000 batteries chaque année), certains avaient tiqué. Tesla n'a vendu que 25 000 voitures en 2013 et autour de 35 000 en 2014... Alors que faire des centaines de milliers produites par la GigaFactory ? La réponse se trouve peut-être... dans votre maison !

Conclusion, l'alliance énergies renouvelables + batteries est progressivement en train de faire sa place dans les centrales solaires ou les parcs éoliens.

Et Elon Musk va encore plus loin en proposant d'appliquer cette technologie aux particuliers.

A surveiller donc de très près. Imaginez que vous puissiez résilier votre abonnement à votre fournisseur d'électricité et être complètement indépendant...

Nous sommes en France et l'autonomie énergétique individuelle devrait être notre avenir ! mais ...

L'énergie juste

de Marc Théry :

  Les équations impossibles : comment tout cela va finir ?

     Décidément, le moins qu’on puisse dire, c’est que notre horizon énergétique national ne s’éclaircit pas, de par l’entêtement des nucléotechnocrates qui nous gouvernent et leur refus de prendre en compte la simple réalité, que je traduis en quatre « équations » :

  • Une équation calendaire : les centrales nucléaires mises en service dans les décennies 70 et 80 arrivent au bout de leur durée de vie « programmée » (40 ans). La génération suivante, dite troisième (EPR), n’a vraiment pas fait ses preuves, dépassant toute prévision de délai comme de budget, et elle est encore loin de tourner et peut-être vaut-il mieux. Les miracles sont prévus pour les deux générations suivantes, la quatrième, le RNR-Na, renaissance du Phenix (réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium), et la cinquième, réacteur à fusion, faisant respectivement l’objet des expériences ASTRID et ITER, ne seront en aucun cas disponibles avant 2040 pour la première, et 2070 pour la seconde. Comme le dit l’aphorisme : l’urgent est fait, l’impossible (EPR) est en cours, et pour les miracles (RNR-Na, nous vous demandons d’attendre demain… Mais le problème, c’est que l’urgent n’est pas fait. On part dans le grand bricolage, le « grand carénage », comme disent les marins, où on s’aperçoit que c’est la peinture qui fait tenir le bateau. Mais il faudra bien tirer du courant.
  • Une équation financière : tout ceci va coûter très cher, des centaines de milliards d’Euros, entre le grand carénage et la mise en place de capacités de remplacement. Il ne restera plus de marges de manœuvre pour bien aller voir autre chose, au cas où, sauf à envisager des hausses de prix insupportables.
  • Une équation économique : quelle que soit, de toute façon, la solution retenue du côté nucléaire, les prix de l’électricité vont s’envoler, quand on considère l’envolée des investissements dans des technologies de plus en plus sophistiquées, difficiles à maîtriser et donc coûteuses à mettre en sécurité. EPR ou RNR-Na, nous serons tout près des 150 Euros par MWh produit en 2025, alors que le vent et le soleil n’auront pas augmenté et bien au contraire leurs coûts d’investissement baissent dans les pays normaux. Qu’en sera-t-il alors de notre compétitivité.
  • Une équation technique : On veut faire semblant de courir deux lièvres à la fois, le nucléaire et les renouvelables. Mais les instituts de recherche notamment allemands ont montré que la cohabitation sur un même réseau était impossible, à moins de se résoudre à mal utiliser les renouvelables. On a d’une part un processus de production qui ne permet pas les fortes variations rapides, et d’autre part des outils de production (éolien et photovoltaïque) qui peuvent varier de manière considérable dans un temps très court. Mais le papier ne refuse pas l’encre, et tant qu’on reste sur le papier, tout va bien…


     Heureusement que nous avons, à la tête de l’état des spécialistes des équations et quelques diseurs de miracles… à la télé. Mais pour le commun des mortels qui demain risque de se trouver face aux conséquences de la non résolution de ces équations, par un bout ou par un autre, il ferait mieux de se méfier et de regarder ce qu’il peut faire, dans sa sphère de responsabilité. C’est toujours mieux que de regarder le chien crevé descendre au fil de l’eau. Le photovoltaïque, le stockage, le bois énergie, le solaire thermique, les pompes à chaleur aérosolaires, les multiples dispositifs d’isolation : il ne manque pas de solutions même à l’échelle domestique.

L’énergie juste !

http://www.territoires-energethiques.fr

Austérité : Cherchez l'erreur !

Fraude fiscale par an en France : 80 milliards €. Déficit public : 86 milliards €

People - Bankster.png

En France, 80 milliards de fraude par an

Lors des auditions de la commission d’enquête sénatoriale sur la fraude et l’évasion fiscale en 2013, dont le rapporteur était le communiste Éric Bocquet, Antoine Peillon, grand reporter à « la Croix » et auteur de « 600 milliards qui manquent à la France », estimait à 590 milliards d’euros les avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, dont 220 milliards d’euros par les particuliers les plus riches, le reste l’étant par les entreprises.

Selon son enquête, la moitié environ de ces 220 milliards serait dissimulée en Suisse. Ronen Palan, universitaire britannique, et Christian Chavagneux, journaliste à « Alternatives économiques », auteurs d’une enquête sur les paradis fiscaux, auditionnés par la même commission, estiment que 30 % environ du stock des investissements directs à l’étranger (IDE) des multinationales se situent dans les paradis fiscaux. Ils précisaient: « En ce qui concerne les entreprises françaises, on constate que 62 % des flux d’investissements à l’étranger se sont dirigés en 2010 vers des territoires que l’on peut qualifier de paradis fiscaux». Et d’ajouter: « Si l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse sont parmi les pays qui reçoivent le plus d’investissements français, ce n’est pas uniquement du fait de leur grande puissance industrielle internationale. »

Aujourd’hui, les estimations sont convergentes. La fraude fiscale représente de 60 milliards à 80 milliards d’euros par an en France. Dans le scandale HSBC, le montant de la fraude des ressortissants français est de 6 milliards d’euros. Donc, il reste au moins 90 % de l’argent volé aux Français qui se baladent quelque part. De quoi largement combler une partie du déficit du budget de l’État, qui a atteint 85,6 milliards d’euros en 2014, sans devoir se serrer la ceinture. À condition d’être déterminé à s’attaquer aux banques. Une démonstration aussi que la politique des cadeaux fiscaux aux plus riches ne sert qu’à leur permettre de planquer toujours plus d’argent pour échapper au fisc.

mercredi, 14 janvier 2015

Les liens de la dépendance énergétique

de Marc Théry : http://www.territoires-energethiques.fr

     Nous n’allons pas, bien sûr, nous lamenter sur la chute inattendue des prix du pétrole. Comme tout le monde, nous en profiterons jusqu’au bout (car il y en aura un), mais pas au-delà. Noël est encore là, mais nous avons passé l’âge de croire au Père Noël. Tout de suite, les bonnes âmes qui nous gouvernent dans tous les domaines crient au redémarrage de la croissance, ce nirvana de la société occidentale, et à la disparition du peak oil. Quelle tromperie ! Et de quelles désillusions sera-t-elle porteuse ! Parce qu’en fait, loin d’être une libération, cette chute du prix de la matière première numéro un dans le monde n’est que la conséquence de la guerre intense que se livrent ceux qui la détiennent pour assurer leur domination, voire leur monopole, après élimination de leurs concurrents. Et ensuite, dans six mois, si finalement tous s’entendent (sur notre dos), ou dans deux ans, s’il faut vraiment des morts, tout reprendra de plus belle, soyez en sûrs. L’heure ne sera plus au Père Noël, mais aux pleurs et aux grincements de dents, dans des liens de dépendance encore plus serrés, parce qu’aucune perspective de concurrence « libérale » ne sera plus en vue.

     C’est ce qui est déjà arrivé à plusieurs reprises, entre les chocs pétroliers et les contre-chocs qui ont suivi. Peu à peu et de diverses manières, ont été éliminés tout un tas d’acteurs qui cherchaient à jouer « perso » : l’Iran, l’Irak, le Venezuela. Aujourd’hui, c’est le tour de la Russie et des pétroles non conventionnels (pétrole de schiste, de l’Arctique, des fonds océaniques etc.) C’est un modèle universel, qui vaudra aussi pour le gaz naturel et pour l’uranium (aujourd’hui défendu, à l’étranger, par nos forces armées), le moment venu.

     Et, à chaque fois, les pays faibles préfèrent se « goinfrer », se jeter sur une consommation immodérée et oublier les voies de la saine raison qui voudraient que les temps plus faciles soient mis à profit pour préparer le retour des temps d’airain. Après 1973 et 1979, notre pays s’est mis au travail pour réduire sa dépendance, puis, quand la bise fut passée, se dépêcha d’abandonner les efforts. Nous y sommes de nouveau, et, bien entendu, en ces temps de disette financière, tout le monde prendra argument de cette aubaine inespérée pour relâcher les efforts et projets qui ont tant de mal à s’installer. Et dans deux ans, année électorale chez nous, il sera juste temps de refiler la patate chaude au suivant, comme d’habitude. Sauf que là, avec notre état de santé économique et sociale, c’est plutôt d’un sac de patates chaudes qu’il va être question.

     Les pays forts, où on ne triche pas sur les prix de l’énergie, ont depuis longtemps engagé les efforts pour atteindre une véritable indépendance énergétique. Ils savent pourquoi, ils savent que c’est dur et ils ne veulent pas, pour quelques années d’ivresse (?) illusoire compromettre des années de labeur.

     Notre problème est que nos prix de l’électricité sont très subventionnés par nos impôts, entretenant, à grands coups de rapports de la cour des comptes et autres, la fiction d’une électricité bon marché : on ne peut, à cause de ça, parvenir à justifier aucun investissement d’économie, et, si d’aventure on essayait de profiter de la baisse temporaire des prix du pétrole pour dégager des moyens financiers , il y a tout à parier que cela servirait d’abord à boucher d’autres trous béants de notre économie, comme la fameuse protection sociale. Remarquez que cela peut aussi se faire au niveau individuel, à condition que l’ambiance soit là…

     Comme cela semble sans solution, c’est à chacun, à son niveau, à prendre ses responsabilités, en espérant que les politiques et dispositions fiscales et légales ne viendront pas anéantir les efforts locaux ou individuels.

     Mais, même au pic de l’hiver, il fera jour demain, c’est l’espérance de Noël : encore une fois, à nous de nous préparer en mettant en œuvre les bonnes démarches et en faisant les bons choix. Nous serons là en 2015 pour vous y aider.

samedi, 10 janvier 2015

La fin du salariat et les 30 glorieuses, accident de l'histoire.

"Alors que Piketty est classé à gauche, le torchon brûle entre l’économiste et le gouvernement actuel. “Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable“ s’est justifié Piketty, ajoutant que l'Etat “ferait bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe“, plutôt que de distribuer ces distinctions. Il faut dire que l'accueil réservé au livre par le gouvernement à sa sortie il y a environ un an avait été plus que mitigé. L'économiste critique en effet régulièrement la politique menée par François Hollande qui lui semble manquer d’audace, justement, notamment du fait de l’abandon de sa promesse de campagne d'une profonde réforme fiscale visant à une plus grande progressivité de l'impôt, thèse défendue par l'économiste dans son dernier ouvrage.

Dans cet ouvrage, Piketty sort des sentiers battus et fait bien preuve d’audace : ce n’est pas par un retour à la croissance à 2 points qu’on sortira de la crise – et donc qu’on résorbera le chômage. Selon l’économiste, cette période de forte croissance est derrière nous ; c’est un accident de l’histoire économique, un épiphénomène qui ne se reproduira plus, hors événements exceptionnels éventuels (comme les 2 guerres mondiales du 20° siècle qui ont permis les Trente Glorieuses). Si l’économiste propose de taxer les revenus par un impôt progressif, c’est parce qu’il a montré que les revenus de ceux qui détiennent le capital s’accroissent plus vite et plus sûrement que ceux qui travaillent, particulièrement en période de croissance faible. On peut comprendre la déception de Thomas Piketty constatant que le gouvernement de François Hollande n’a pas osé ce rééquilibrage plus juste des richesses pour éviter la concentration du capital auprès “d’happy fews“."

voir le post complet : http://blog.mars-lab.com/Billets/2015/2015-01-fin-du-choma...

 

La baisse du pétrole pour nous asservir.

Les liens de la dépendance.

     Nous n’allons pas, bien sûr, nous lamenter sur la chute inattendue des prix du pétrole. Comme tout le monde, nous en profiterons jusqu’au bout (car il y en aura un), mais pas au-delà. Noël est encore là, mais nous avons passé l’âge de croire au Père Noël. Tout de suite, les bonnes âmes qui nous gouvernent dans tous les domaines crient au redémarrage de la croissance, ce nirvana de la société occidentale, et à la disparition du peak oil. Quelle tromperie ! Et de quelles désillusions sera-t-elle porteuse ! Parce qu’en fait, loin d’être une libération, cette chute du prix de la matière première numéro un dans le monde n’est que la conséquence de la guerre intense que se livrent ceux qui la détiennent pour assurer leur domination, voire leur monopole, après élimination de leurs concurrents. Et ensuite, dans six mois, si finalement tous s’entendent (sur notre dos), ou dans deux ans, s’il faut vraiment des morts, tout reprendra de plus belle, soyez en sûrs. L’heure ne sera plus au Père Noël, mais aux pleurs et aux grincements de dents, dans des liens de dépendance encore plus serrés, parce qu’aucune perspective de concurrence « libérale » ne sera plus en vue.

     C’est ce qui est déjà arrivé à plusieurs reprises, entre les chocs pétroliers et les contre-chocs qui ont suivi. Peu à peu et de diverses manières, ont été éliminés tout un tas d’acteurs qui cherchaient à jouer « perso » : l’Iran, l’Irak, le Venezuela. Aujourd’hui, c’est le tour de la Russie et des pétroles non conventionnels (pétrole de schiste, de l’Arctique, des fonds océaniques etc.) C’est un modèle universel, qui vaudra aussi pour le gaz naturel et pour l’uranium (aujourd’hui défendu, à l’étranger, par nos forces armées), le moment venu.

     Et, à chaque fois, les pays faibles préfèrent se « goinfrer », se jeter sur une consommation immodérée et oublier les voies de la saine raison qui voudraient que les temps plus faciles soient mis à profit pour préparer le retour des temps d’airain. Après 1973 et 1979, notre pays s’est mis au travail pour réduire sa dépendance, puis, quand la bise fut passée, se dépêcha d’abandonner les efforts. Nous y sommes de nouveau, et, bien entendu, en ces temps de disette financière, tout le monde prendra argument de cette aubaine inespérée pour relâcher les efforts et projets qui ont tant de mal à s’installer. Et dans deux ans, année électorale chez nous, il sera juste temps de refiler la patate chaude au suivant, comme d’habitude. Sauf que là, avec notre état de santé économique et sociale, c’est plutôt d’un sac de patates chaudes qu’il va être question.

     Les pays forts, où on ne triche pas sur les prix de l’énergie, ont depuis longtemps engagé les efforts pour atteindre une véritable indépendance énergétique. Ils savent pourquoi, ils savent que c’est dur et ils ne veulent pas, pour quelques années d’ivresse (?) illusoire compromettre des années de labeur.

     Notre problème est que nos prix de l’électricité sont très subventionnés par nos impôts, entretenant, à grands coups de rapports de la cour des comptes et autres, la fiction d’une électricité bon marché : on ne peut, à cause de ça, parvenir à justifier aucun investissement d’économie, et, si d’aventure on essayait de profiter de la baisse temporaire des prix du pétrole pour dégager des moyens financiers , il y a tout à parier que cela servirait d’abord à boucher d’autres trous béants de notre économie, comme la fameuse protection sociale. Remarquez que cela peut aussi se faire au niveau individuel, à condition que l’ambiance soit là…

     Comme cela semble sans solution, c’est à chacun, à son niveau, à prendre ses responsabilités, en espérant que les politiques et dispositions fiscales et légales ne viendront pas anéantir les efforts locaux ou individuels.

     Mais, même au pic de l’hiver, il fera jour demain, c’est l’espérance de Noël : encore une fois, à nous de nous préparer en mettant en œuvre les bonnes démarches et en faisant les bons choix. Nous serons là en 2015 pour vous y aider.

L’énergie juste !

Editorial de Marc Théry

contact@territoires-energethiques.fr

ou sur http://www.territoires-energethiques.fr 

 

mardi, 30 décembre 2014

Le livre que tout lemonde doit ignorer en France

Une ancienne ministre dénonce l'Etat nucléaire en France avec tous ses lobbies.

http://journaldelenergie.com/nucleaire/corinne-lepage-en-...

Extrait :

Quel accueil a reçu votre livre « l’Etat nucléaire » ?

« Je n’ai pas eu un article de commentaire dans la presse écrite. Zéro ! C’est une omerta incroyable. Aucun commentaire, même pour dire que c’est un livre nul. Ce n’est pas le sujet. Je ne souhaite pas qu’on dise que c’est bien. Mais qu’on en parle.

La guerre contre l'éolien terrestre continue

Voici un extrait de la lettre de Marc Théry :

D'autant plus que la LPO, (lien cliquable) dans une vision extensive de son champ d'action, remet le couvert contre l'éolien "industriel". Pour tout dire, contre l'éolien tout court. Une grosse étude de la LPO sur le parc vendéen de Bouin (lien cliquable) a montré l'absence d'incidence notable des éoliennes sur les oiseaux et les chiroptères. La LPO de l'Aude part donc en guerre pour la défense du patrimoine, des paysages, de la biodiversité etc. : Les chevaux de bataille "Bobos" lancés par les associations et les médias soutenus par le lobby nucléocrate. La vraie bataille, c'est celle de l'éolien participatif, propriété des habitants du voisinage, mais bizarrement, cette question est passée sous silence. Le département de l'Aude a à la fois beaucoup de vent et de soleil. Tant mieux : il doit en profiter économiquement et en faire bénéficier ses voisins moins bien pourvus. Les petits calculs de quotas locaux sont ridicules, et le gâchis de ces ressources sera coupable demain.

Rédaction : Marc Théry 

Informations, abonnements, désabonnements à l’adresse suivante :

contact@territoires-energethiques.fr 
ou sur http://www.territoires-energethiques.fr